Notre démarche

Nous présentons ici les études et réflexions pour la création d’un parc éolien sur les communes de Eancé et Martigné-Ferchaud, en Ille-et-Vilaine, Bretagne.

Le développement d’un parc éolien

L’installation d’éoliennes est une démarche qui nécessite plusieurs étapes pour prendre en compte de nombreux paramètres : le paysage et sa composition, le patrimoine, l’activité humaine et agricole, les zones naturelles, les servitudes techniques, et, bien sûr, la force et la direction du vent.

Nous détaillons ici comment nous intégrons ces enjeux et avons développé ce projet de parc éolien.

Un projet inscrit dans une démarche de territoire

 

Les élus du Pays de Vitré, puis de la Communauté de communes au Pays de la Roche aux Fées ont défini les zones de développement éolien sur le territoire à partir 2008. En 2010, la Communauté de communes au Pays de la Roche aux Fées a choisi de confier le développement éolien de la zone N°8 à P&T Technologie, après une mise en concurrence avec de nombreux autres candidats. Notre démarche s’est alors inscrite dans le respect du périmètre défini par les élus.

Toutefois de nombreux autres critères vont nous permettre de définir avec précision les lieux d’implantation d’éoliennes.

 

 

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P&T Technologie souhaite également conduire une réflexion avec les collectivités locales pour définir les modalités d’une participation citoyenne au parc éolien de Saint-Morand. Pour plus d’information sur l’évolution de cette opportunité inscrivez-vous sur notre liste de diffusion ici.

Cohabitation des éoliennes avec les habitations

Nous prenons en compte la présence des habitations proches pour affiner la zone d’étude. Sur la carte présentée ici, les surfaces qui sont situées à plus de 500 mètres de toute habitation (y compris l’habitat isolé) sont entourées en rouge. Aucune éolienne ne pourra être implantée en dehors de ces 2 zones.

Passez la souris sur la carte pour zoomer.

Les enjeux environnementaux

Les études faune-flore

Les études de la faune et de la flore mobilisent une année entière d’observations sur le terrain pour couvrir un cycle complet de quatre saisons. Elles permettent de mieux connaître le milieu naturel et la biodiversité. Ces analyses visent à dresser une liste exhaustive des espèces floristiques comme faunistiques et détaillent les déplacements (migration pour les oiseaux par exemple), les modes de reproduction, de chasse, les zones de nichage, etc. pour mieux les prendre en compte. Les études de la faune et de la flore ont été réalisées entre 2014 et 2015 par le bureau d’études indépendant AEPE Ginkgo.

Les chauve-souris

Outre les zones protégées (Natura 2000 et ZNIEFF), nous avons ainsi pu déterminer les emplacements des éoliennes afin de réduire les interactions en particulier avec les lieux de vie des chauves-souris très présentes dans la forêt d’Araize qui se trouve au sud de la zone d’études.

Les zones humides : des espaces naturels à protéger

Les zones humides sont des terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre. La végétation y est dominée par des plantes hygrophiles (qui aiment l’eau). Les zones humides peuvent abriter des espèces protégées et sont elles-mêmes protégées par le Code de l’Environnement : une règlementation stricte s’y applique. L’identification des zones humides a été réalisée à partir des documents d’urbanisme et grâce à des sondages pédologiques sur le terrain pour mieux les connaître et les préserver avec des choix adaptés pour l’implantation des éoliennes.

Une implantation intégrée dans un paysage en évolution

La création d’un parc éolien nécessite l’avis de nombreux services de l’Etat dont en particulier celui du paysagiste-conseil à qui nous avons présenté notre démarche, en particulier au cours d’une visite sur site en 2015.

Nous prenons en considération entre autres les grandes caractéristiques et enjeux paysagers (comme par exemple la 2×2 voies), les unités paysagères proches, les sites inscrits et classés et monuments historiques, le cumul visuel avec les autres parcs éoliens, etc.

Un paysage de coteau

Le paysage de la région, dit unité paysagère des « crêtes de Bain-de-Bretagne » est caractérisé par une alternance de lignes de crêtes avec une ondulation du relief qui varie de 30 à 120 m d’altitude et des vallées parallèles orientées est-ouest. Le périmètre immédiat de la zone de développement éolien est constitué d’un coteau en pente douce à 80 m environ d’altitude. Le tracé de la 2×2 voies Bretagne-Anjou, qui est prévue pour une mise en service fin 2017, inclut un échangeur à Saint-Morand.

Une simulation 3D de la 2×2 voies

La route et l’échangeur constituent une évolution du paysage qu’il nous est apparu nécessaire de prendre en compte dans nos réflexions. C’est pourquoi nous avons fait réaliser une modélisation numérique en 3D pour rendre compte visuellement de la cohabitation entre les futures éoliennes d’une part et la future route et son échangeur d’autre part dans leur environnement actuel (habitations, végétation).

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Vue depuis le sud de Saint-Morand, en regardant vers le nord.

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Vue depuis l’ouest de Saint-Morand, en regardant vers l’est.

Visionnez ici la modélisation numérique (vue aérienne depuis le sud de Saint-Morand sur la 2×2 voies vers l’ouest de Saint-Morand).

Cette video étant hébergée sur Dailymotion, il se peut qu’une publicité proposée par Dailymotion précède son visionnage.

Disposition des éoliennes

Pour optimiser le fonctionnement d’un parc éolien, il convient par ailleurs de respecter une interdistance suffisante entre chaque éolienne pour éviter les turbulences en tenant compte du vent dominant qui vient du sud-ouest dans la région. Nous avons une très bonne connaissance des régimes de vents avec le parc éolien « Les Douves des Epinettes » que nous exploitons depuis 2010.

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Les études acoustiques

La question de l’impact acoustique est un sujet majeur pour les habitants proches des projets de parcs éoliens. Il est donc indispensable de réaliser une étude d’impact détaillée en amont. Elle permet de caractériser le bruit résiduel initial (bruit existant) afin de pouvoir modéliser, par la suite, les incidences acoustiques liées à l’installation des éoliennes.

Une campagne de relevés sonores a eu lieu entre le 8 et le 21 septembre 2015. Au cours de cette période, des micros de mesures spécifiques ont été disposés de manière à mailler le territoire et à prendre en compte le mieux possible les habitations existantes afin de déterminer l’état initial sonore autour du futur parc éolien.

Notre bureau d’études acoustiques utilise ensuite les résultats de ces études pour réaliser des simulations d’émissions sonores avec différents modèles d’éoliennes. Cette analyse nous a permis de choisir le modèle d’éoliennes le plus adapté au site en prenant en compte l’impact sonore sur l’entourage et en particulier sur les habitations en respectant la réglementation.

Ces niveaux sonores feront l’objet d’une nouvelle étude une fois le parc en exploitation, afin de vérifier la conformité à la réglementation lorsque les éoliennes sont en fonctionnement. Si toutefois les niveaux s’avèrent supérieurs aux normes imposées, nous serions dans l’obligation de réaliser des aménagements réducteurs de bruit.

Implantation de 4 éoliennes

A partir des enjeux particuliers du territoire présenté ci-dessus et de paramètres techniques complémentaires, nous avons donc conçu une implantation de 4 éoliennes (2 à Eancé et 2 à Martigné-Ferchaud) de type ENERCON E103.

 

 

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Production d’énergie : des éoliennes très sollicitées

D’après nos analyses et mesures des vents nous avons calculé la production des éoliennes qui tourneront en moyenne plus de 7000 heures par an (soit environ 80% du temps). Ainsi le parc permettra de produire chaque année : 20 millions de kWh, ce qui est l’équivalent de la consommation électrique (hors chauffage) de 25 000 habitants (soit l’équivalent de la population de La Communauté de communes du Pays de la Roche aux Fées).

La production électrique sera injectée sur le réseau électrique via un raccordement sur un poste source qui sera désigné par ENEDIS sur la base d’une procédure engagée après obtention de l’autorisation d’installer les éoliennes.

Un calendrier sur plusieurs années

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